03/07/2012

Rio+20 : l’étrange sensation de n’avoir comme solution que nous-mêmes

20 ans après le sommet de la Terre, celui-là même qui avait donné naissance aux plus grandes conventions internationales sur l’environnement (sur le climat, la biodiversité ou la désertification), le nouveau sommet baptisé Rio+20 est un échec.

Un échec que l’on aurait pu éviter ? Peut-être. Mais dans tous les cas un échec que l’on sentait venir de loin… Une crise économique faisant oublier aux acteurs de la société les préoccupations environnementales dont pourtant ils dépendent, des Etats et collectivités désinvesties à en voir la très faible présence entre autre des chefs d’Etat qui par ailleurs se recroquevillent sur les intérêts nationaux en se désintéressant de l’intérêt général, et à l’inverse un énorme lobby des gros groupes internationaux visant, surtout à ne pas signer d’accords trop contraignants.  

Cet échec dans les grandes lignes : pas d’OME de l’environnement, des objectifs du développement durable à définir et des océans à protéger mais pas trop vite, un sommet des peuples mobilisés (20 000 personnes) mais pas entendu, un concept d’ « économie verte » mort dans l’œuf puisque sa définition proche du Greenwashing du capitalisme ne peut être que source de désaccords : « mercantillisation de la nature », freins au développement des PVD ou encore entraves au commerce international. Le tout dans un texte intitulé « L’avenir que nous voulons », qui a fait indignation au sein des ONG, leaders de la société civile et de nombreuses personnalités politiques. Un texte sans aucun engagement concret, qui minore les évidences environnementales et qui a très vite été transformé par les révoltés du texte d’origine par « Le Rio+20 dont nous ne voulons pas » dans lequel à l’inverse on lira "Dans l'avenir que nous voulons, il y a de l'engagement et de l'action, pas seulement des promesses", il y a "l'urgence nécessaire" pour répondre aux crises, "la coopération et l'harmonie avec la société civile et ses aspirations". 

[POP LOCALE][NOYER]Enfants Koguis1©A.Rigo.jpg

Au lendemain de cette grande messe inutile de plus, et ce sans parler des émissions carbone générées pour ce type d’événement, Envol Vert est plus que jamais convaincu d’avoir raison dans son approche. Inutile d’attendre une solution globale qui comme par magie viendrait d’en haut avec des modèles miracles à respecter à la ligne et de préférence sans trop modifier notre confort de vie. 

Alors même que la planète saigne, cet échec était un luxe que l’on n’a pas.

Si, même dans des conditions d’urgence, aucun accord ne devient possible, alors l’unique source capable de changement est la société civile. Toi, lui, nous, elles, chacun d’entre nous avec notre intelligence et notre envie d’agir. Envol Vert comme de nombreuses association n’a pas attendu Rio +20 pour penser ça, œuvrer sur le terrain, agir concrètement, aider ceux qui luttent seuls. Envol Vert travaille en lien avec les populations locales pour favoriser leurs initiatives de préservation et les aider à développer de nouvelles alternatives économiques à la déforestation. Envol Vert a choisi de soutenir des projets concrets et efficaces ainsi que des solutions locales mises en œuvre par des communautés, des coopératives, des petites associations... Envol Vert ou autrement dit en espagnol (Envolvers’impliquer. Voilà ce qui nous paraît essentiel face à l’ampleur de la tâche à accomplir pour la préservation de l’environnement. Ne pas se résigner quand le monde n’avance pas mais agir, simplement agir

Les commentaires sont fermés.